« Ma cruauté » de François Bégaudeau, ou l’art englouti.

Ma cruauté débute ainsi : « Pour éclairer le cadavre que je te livre ce soir, Juliette, je dois reparler du rire. ». Cet incipit irruptif est annonciateur du procédé choisi par l’auteur, et moi j’ai pensé au Jean-Baptiste Clamence de La Chute d’Albert Camus. Notons dans l’incipit de Ma cruauté, le clin d’œil à l’ouverture d’un autre … Lire la suite « Ma cruauté » de François Bégaudeau, ou l’art englouti.

« Courir encore », de l’autre côté du pont avec Olivier Vojetta

"Courir encore", ce titre revêt désormais une allure joliment ironique si l'on sait que le roman est publié en mars 2020, nous étions au coeur du premier confinement, et que devant les librairies, on trouvait porte close. Le roman a su résister au caractère éphémère des rentrées littéraires et a préféré le marathon au sprint. … Lire la suite « Courir encore », de l’autre côté du pont avec Olivier Vojetta

« Napoli mon amour » d’Alessio Forgione, un premier roman prometteur

« Elle me demanda de quoi parlait Blessé à mort et je lui répondis que le thème était avoir trente ans à Naples et vouloir s’échapper et ne pas réussir à le faire. » Si Blessé à mort est le livre culte d’Amoresano, narrateur de Napoli mon amour, l’extrait ci-dessus pourrait tout aussi bien résumer ce premier roman d’Alessio … Lire la suite « Napoli mon amour » d’Alessio Forgione, un premier roman prometteur

« récits B » de Frédéric Ciriez, ça tourne, ça tourne ! And again and again.

« Un rond-point peut-il être carré ? » Voilà comme un clin d’œil à Eugène Ionesco *. Et dans les treize textes réunis dans « récits B » - comme dans la plupart des romans que j’ai pu lire de l’auteur - on cligne souvent des yeux. Claude Simon, Cesare Pavese, Frantz Fanon, Nicolas Cirier, François Blondel, Le Corbusier, il … Lire la suite « récits B » de Frédéric Ciriez, ça tourne, ça tourne ! And again and again.