« l’amour » de François Bégaudeau : scènes de la vie conjugale ordinaire

Commençons par le titre. Pour nous parler d’amour, François Bégaudeau s’est affranchi de la particule stendhalienne et réserve son sujet à un amour sans pédigrée, celui entre Jeanne et Jacques. Un amour sans le grand A, en parfaite adéquation avec cette discrète typographie en minuscules des éditions Verticales. Il ne sera donc, dans ce roman, … Lire la suite « l’amour » de François Bégaudeau : scènes de la vie conjugale ordinaire

Entre deux rentrées littéraires, on lit quoi ?

Entre deux rentrées littéraires, on lit ce qu’il nous plait ! On sort éventuellement de sa zone de confort, on explore, on s’extrait de son embourgeoisement littéraire pour aller lire des auteurs plus populaires. Ou au contraire, on va chercher les grands noms de la littérature ou les œuvres réputées difficiles d’accès, dont on fait une … Lire la suite Entre deux rentrées littéraires, on lit quoi ?

« Ma cruauté » de François Bégaudeau, ou l’art englouti.

Ma cruauté débute ainsi : « Pour éclairer le cadavre que je te livre ce soir, Juliette, je dois reparler du rire. ». Cet incipit irruptif est annonciateur du procédé choisi par l’auteur, et moi j’ai pensé au Jean-Baptiste Clamence de La Chute d’Albert Camus. Notons dans l’incipit de Ma cruauté, le clin d’œil à l’ouverture d’un autre … Lire la suite « Ma cruauté » de François Bégaudeau, ou l’art englouti.

« Courir encore », de l’autre côté du pont avec Olivier Vojetta

"Courir encore", ce titre revêt désormais une allure joliment ironique si l'on sait que le roman est publié en mars 2020, nous étions au coeur du premier confinement, et que devant les librairies, on trouvait porte close. Le roman a su résister au caractère éphémère des rentrées littéraires et a préféré le marathon au sprint. … Lire la suite « Courir encore », de l’autre côté du pont avec Olivier Vojetta