PAL blanche…

On évoque souvent l’angoisse de la page blanche. Ce blocage face au vide de l’écran ou du cahier, dont la responsabilité de le combler par des mots, une histoire inventée par nous, sortie de notre imagination, issue de notre inspiration, nous incombe car un jour, allez savoir pourquoi, on a décrété qu’on « voulait écrire ». J’ai surmonté cette relative angoisse avec l’entraînement à écrire, à désacraliser le geste et à accepter l’idée que j’avais le droit d’écrire quelque chose de mauvais. Que ça pouvait être un écrit raté. L’angoisse de la page blanche disparaît avec la résolution de la peur d’échouer.

Mais la PAL blanche, ça vous arrive ? Ces moments de surmenage, d’agitation nerveuse et de ruminations intenses si envahissantes, qu’ils vous rendent indisponible à toute lecture continue, alors qu’habituellement la lecture est justement votre activité salvatrice privilégiée ? Après avoir souffert durant quinze jours de ce syndrome non répertorié dans le Vidal, je retrouve mes esprits, la connexion avec moi-même et reprend une lecture interrompue pour ne pas la gâcher. Du sable, du rose. Un bon roman. Le décorum aide. Je range la boîte d’Euphytose et retrouve le marque-page et sa poésie d’objet insignifiant et pourtant si précieux, là où je l’avais laissé…

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