La première gorgée de lecture

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Tu termines un sommet de la littérature, un « huit mille », comme par exemple A la recherche du temps perdu et là tu te dis : Assez sillonné les sentiers des lettres les plus raides, j’ai besoin de souffler !

Alors tu décides de voyager cérébralement léger en relisant Les Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin, t’achèves avec effort le bouquin : plus tout à fait le goût de la première fois. T’enchaines avec Le Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding, … ben finalement le film était mieux. Sous un coussin de sol tu retrouves J’aurais adoré être ethnologue de Margaux Motin, ça te rappelle que tu sais pas dessiner et que t’aurais aaadoooré être auteur de BD.

L’appétence passagère pour lectures légères s’amenuise. En plus c’est la rentrée. Et comme t’aimes la nage à contre-courant, t’achètes Les Vacances de Julie Wolkenstein. Première page : la première gorgée de lecture, … c’est immédiat. Tu sais que tu vas adorer et tu souris. Un regard, une forme littéraire, tout un référentiel avec lequel tu as des affinités. Deuxième page : la deuxième gorgée de lecture n’offre pas la désillusion de la bière, au contraire, elle annonce le plaisir cérébral des 349 pages suivantes.

Quant à la bière, la seule chose que j’en sais, c’est ce que racontait la petite nouvelle à l’époque. Personnellement, je ne peux pas me prononcer, même pour la première gorgée j’ai une aversion…

« Je n’étais encore jamais entré dans aucun Starbucks mais je supposais que, s’ils servaient des trucs bizarres comme ces cocktails lactés que les New-Yorkaises tiennent à bout de bras dans la rue en hélant un taxi dans les films, … » Les vacances, de Julie Wolkenstein.