C’est la rentrée littéraire de janvier !

Une rentrée littéraire ne chasse pas l’autre, mais nous offre une nouvelle opportunité de stimuler notre curiosité littéraire, de découvrir des pépites ou des primo-romanciers. On me demande « Comment fais-tu pour choisir les romans que tu vas lire ? Quels sont les prescripteurs qui t’influencent ? Comment prépares-tu ta sélection ? » Eh bien, dans l’ensemble, je pratique plutôt une forme d’auto-prescription fondée sur ma longue expérience de lectrice, sur mes goûts, ma connaissance des auteur(e)s et également sur la ligne éditoriale de certaines maisons d’édition. Ensuite, j’aime intégrer dans ma liste un ou deux primo-romanciers. Pour les influences, l’émission le Masque et la Plume me fait sortir de ma zone de confort et me permet de repérer des écrivain(e)s qui n’étaient pas encore passés dans mon radar, tandis que la communauté bookstagram peut éveiller ma curiosité pour un roman, pas forcément un roman tête d’affiche d’ailleurs. Je l’ai déjà écrit, je préfère la rentrée littéraire de janvier à celle de septembre, une rentrée libérée des enjeux des prix littéraires.

Voici donc ma liste, classée selon ce mode de sélection !

Les romans de la rentrée dont les écrivains sont déjà installés dans ma bibliothèque

« Serge » de Yasmina Reza, éditions Flammarion.
Après avoir lu sa pièce de théâtre « Art », qui fut un énorme coup de coeur, pour ne pas dire une révélation, j’avais avalé d’une traite quasiment toute son oeuvre. L’écriture de Yasmina Reza, c’est l’art du désespoir comique. Son roman était très attendu et les premières critiques de « Serge » sont très élogieuses.

« La disparition du paysage » de Jean-Philippe Toussaint, éditions de Minuit
Il s’agit ici d’un texte court destiné au théâtre, il sera joué – dès que la situation sanitaire le permettra – en solo par Denis Podalydès. On a tellement hâte que les théâtres rouvrent au public ! En attendant, et pour mieux apprécier le texte sur scène, on pourra patienter en … le lisant.

« L’architecture » de Marien Defalvard, éditions Fayard
À 19 ans, il publie « Du temps qu’on existait », premier roman très remarqué par la critique. Personnellement, je m’étais laissé imprégner par son style proustien. L’auteur s’était aussi fait remarquer par son arrogance …, mais c’était il y a 10 ans. « L’architecture » est qualifié par le Masque et la Plume de difficile d’accès. Je suis curieuse.

« Hervelino » de Mathieu Lindon, éditions P.OL
J’avais lu « Ce qu’aimer veut dire » prix Médicis 2011 qui relatait les souvenirs de l’auteur, notamment sur Michel Foucault. Hervelino, c’est pour Hervé Guibert. Ce roman raconte l’amitié entre Mathieu Lindon et Hervé Guibert et se concentre sur les deux années qu’ils passent à Rome, pensionnaires à la Villa Médicis.

Premier roman

« De sel et de fumée » d’Agathe Saint-Maur, éditions Gallimard
Premier roman d’une jeune écrivaine de 26 ans et déjà publiée dans la collection Blanche, rien que ça ! C’est sur instagram que j’ai repéré ce roman qui ne reçoit pour l’instant que des avis élogieux. Je me laisse tenter.

La tentation du Masque et la Plume

« Les yeux de Milos » de Patrick Grainville, éditions du Seuil
Il y a toujours ces écrivain(e)s qui échappent à mes choix de lectures et qui tout à coup apparaissent dans mon radar. Et je me demande « Mais comment ai-je pu passer à coté autant de temps ? » C’est le cas pour Patrick Grainville, membre de l’Académie française. Il est grand temps d’y remédier !

Mes maisons d’éditions chouchous

« Elle, la mère » d’Emmanuel Chaussade, éditions de Minuit
Depuis une dizaine d’années, je suis une inconditionnelle des éditions de Minuit et lis à peu près toutes les sorties du catalogue littéraire de la maison. Aussi, n’y avait-il aucune raison pour changer mon rituel, d’autant qu’il s’agit ici d’un premier roman. L’écriture est durassienne et comme souvent chez Minuit, c’est un roman court.

« Toni tout court » de Shane Haddad, éditions P.O.L
Encore une très jeune primo-romancière ! La quatrième de couverture a suffi à éveiller ma curiosité, et puis il y a quelques temps que je n’ai rien lu chez P.O.L

« Carnivale » de Nicole Caligaris, éditions Verticales
L’occasion m’est donnée de découvrir une écrivaine qui a déjà plusieurs romans à son actif. C’est aussi la quatrième de couverture qui m’a séduite. Quand on connait bien une maison d’édition, il ne faut pas grand chose pour se laisser convaincre…

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