Un samedi d’écritures

image_540161545409588

Samedi matin, 10h30, j’attrape ma sacoche, un cahier Moleskine et les clés de la voiture. Démarrage, radio Nova, direction terminus de la station de métro. Zut ! En route je m’aperçois que mon désormais indispensable téléphone portable est resté en charge sur le bureau, demi-tour, récupérer l’objet intelligent. Redémarrage, radio Nova, terminus station de métro, ligne 1. Rendez-vous à 11h15 à la gare Saint-Charles, ouf à peu près à l’heure. Nous partons, direction le théâtre Toursky, qui accueille dans ses locaux pour un atelier d’écriture les adhérents marseillais du CLEC.

Petit repas snack livré, on s’étire, tripote un crayon et échauffe nos muscles créateurs avec un premier exercice de mise en route. La consigne : C’est bientôt la Saint-Valentin, écrivez une lettre d’amour. Dites-moi Madame l’animatrice, est-ce que j’ai une tête à écrire des lettres d’amour ? Valentin passe ton chemin, le 14 c’est dans quatre jours ! Je grignote quelques frites, bois mon café et sous cette première consigne d’amoureuse contrainte, ponds la lettre, le mélange de frites et de caféine ayant sans doute insufflé l’inspiration souhaitée.

Contrainte suivante : Vous être un écrivain ou un écrivant et rédigez l’incipit de votre roman. Là ? Tout de suite ? Tout le monde s’observe, regarde son cahier, interroge du regard l’animatrice, certains avalent la dernière goutte de café froid qui traine encore dans le gobelet. Et puis les plumes se délient, peut-être le choc thermique de la goutte froide de café. Ensuite : Vous écrivez l’excipit de votre roman pour lequel vous devez également trouver un titre. Eh, c’est pas un spoiler ça ? Dernier exercice : Rédigez un dialogue de votre roman. Je racle le fond du gobelet de café et extirpe quelques échanges de conversation de mon imagination.

Ces textes sont tous lus à voix haute par les participants. Après avoir pris connaissance de ces futurs chefs d’oeuvre goncourables, nous devons à présent rédiger la lettre de refus d’un éditeur. Comment ça, refus ? Je suis un artiste incompris, voilà tout. Pour cette étape, quelques perles à l’humour bien trempé font rire toute l’assemblée. Dernier exercice : Votre roman a rencontré un grand succès, écrire à l’éditeur qui vous a envoyé la lettre de refus. Exercice quelque peu jouissif, fous rires des participants.

A seize heures, une visite guidée du théâtre : les deux salles, les loges, la scène, le local des ingés son, on se projette dans la vie d’artiste.

Je range mon cahier Moleskine, reprend la ligne 1 du métro, récupère la voiture au parking. Radio Nova, courte halte à la maison et redémarrage direction Aix. On est déjà samedi soir. Nous filons à l’exposition collective Pulse, c’est le soir du vernissage. Conversation entre peinture, écriture et photographie. Ensuite, cours Mirabeau et nous tirons le lourd rideau de velours de l’entrée du café Les Deux Garçons. Un décor d’époque et une ambiance littéraire, pour conserver le thème de cette journée. Il fait froid dehors, je crois que je prendrai un dessert.

Dans quelques jours, certains des textes de cet atelier seront publiés sur ce blog.

On se retrouve tous les lundis sur http://www.louise-adele.com !

Twitter : @Louise_Adele_
Sur twitter, tous les matins du lundi au vendredi, devant la glace, je m’interroge…

Instagram : louise_adele_
Sur Instagram, tous les soirs du lundi au vendredi, un Bookstagram.